Résumé du Webinaire : « Et si Vendre vous Révélait ! »

par | Avr 28, 2026 | All, Egalité des sexes, Identité féminine, Les femmes dans l'entreprenariat

Résumé du Webinaire : « Et si Vendre vous Révélait ! »

Organisé par Christine Marlet –Directrice du Conseil d’administration de Global Women Hub

Oratrices : Céline Monnier-Gillette, Diretcirce génnérale vente directe et Dr Murielle Thézenas, coach d’affaires, créatrice du ©Love Closing,

Céline aborde la vente à travers le prisme de la vente directe et de l’émancipation féminine. Forte d’une expérience exceptionnelle — plus de 10 000 vendeurs gérés et des chiffres d’affaires allant jusqu’à 450 millions d’euros — elle partage une vision profondément humaine du métier.

Pour elle, la vente directe est avant tout un formidable levier d’émancipation pour les femmes, y compris celles sans diplôme ou sans confiance en elles. Elle raconte avoir vu des femmes timides, cachées derrière un poteau lors d’une réunion, se transformer radicalement en un an : nouveau look, nouvelle assurance, nouvelle vie. La vente, dit-elle, révèle des forces que les femmes ignoraient elles-mêmes.

Elle insiste sur trois piliers essentiels :

  1. Connaître les besoins de son client. Le meilleur pitch du monde ne sert à rien si on ne sait pas ce que veut la personne en face. Elle prend l’exemple simple de quelqu’un qui n’aime pas le chocolat : même une promotion à 75% ne le fera pas acheter. La relation client prime toujours sur le discours commercial.
  2. Soigner la relation et le suivi. Les clients n’appellent jamais spontanément pour commander. C’est au vendeur d’aller vers eux, de faire un suivi sincère et régulier — pas seulement quand on a besoin de vendre. Ce suivi authentique génère naturellement des cooptations et des commandes. Elle cite l’exemple inspirant d’une vendeuse de bijoux qui glissait un mot personnalisé dans chaque boîte, livrant jusqu’à 300 boîtes par semaine, et qui était la meilleure vendeuse de France.
  3. Identifier son élément différenciant. Dans un marché saturé — notamment le coaching — il faut trouver ce qui vous distingue. Ce n’est pas forcément quelque chose d’extraordinaire : cela peut être votre écoute, votre audace, votre façon d’être. Céline conseille même d’interroger son entourage pour le découvrir, car les autres voient souvent mieux que nous ce qui nous rend uniques.

Sur la question du prix, elle est directe : un prix trop bas dévalorise la prestation autant que le vendeur. Si une offre a de la valeur, elle doit avoir un prix à la hauteur. Elle va jusqu’à dire : si vous avez un problème avec l’argent, faites du bénévolat — mais ne faites pas semblant d’entreprendre.

Enfin, elle rappelle que le vendeur est le chef d’orchestre, pas le mendiant. C’est lui qui fixe le rythme, pose les limites et mène la danse. Se laisser marcher dessus, c’est non seulement se nuire à soi-même, mais aussi perdre toute crédibilité commerciale.

Murielle est coach d’affaires, créatrice du ©Love Closing, et soigne les « maux » de vente.

Le ©Love Closing est une méthode unique qu’elle a créée pour apprendre aux femmes entrepreneurs (coachs, consultantes, formatrices, freelances…) à vendre de manière éthique, alignée, assertive et sans manipulation.

Classée parmi les 15 meilleures coachs de Paris en 2023, elle a accompagné plus de 800 femmes dans leur rapport à la vente.

Son point de départ est philosophique : tout est vente. Une conversation, un mariage, une conviction religieuse — tout repose sur un échange de valeurs entre deux personnes. Comprendre cela, c’est déjà désacraliser et dédramatiser la vente.

Le Love Closing repose sur trois niveaux d’amour :

  1. S’aimer soi-même. C’est le fondement absolu. Murielle renverse le dogme classique du « client roi » : dans son approche, c’est l’entrepreneur qui est au centre. Quand on n’a pas conscience de sa valeur, quand on ne se sent pas légitime, on ne peut pas vendre sereinement. Travailler l’estime de soi, la confiance et l’assurance, c’est travailler directement ses ventes. La vente devient alors magnétique : on attire naturellement les bons clients.
  2. Respecter l’autre. Parce qu’on se respecte soi-même, on respecte le prospect. Cela implique de prendre le temps de comprendre ses vrais besoins, d’écouter activement, et parfois de reconnaître qu’on n’est est pas la bonne solution pour lui — et de ne pas forcer et encore moins manipuler. Le rendez-vous de vente est comparé à un date amoureux : on ne conclut pas d’emblée, on se découvre d’abord. Et si ça ne matche pas, c’est OK.
  3. Aimer ce qu’on offre au monde. Il faut être fier de son offre pour en parler avec conviction. Trop de femmes aiment leur mission mais n’aiment pas vraiment leur entreprise. Or, c’est l’entreprise — et donc la vente — qui permet d’accomplir cette mission. Les deux doivent être alignées.

Sur le plan technique, Murielle se positionne sur l’étape du closing, le moment charnière où le prospect devient client. Elle travaille notamment sur :

  • L’anticipation des objections : 80% des objections sont prévisibles. On les liste, on les transforme en arguments de vente. Le « c’est trop cher » devient une occasion de parler de valeur.
  • La qualification : budget, urgence, engagement. On ne présente son offre qu’aux personnes vraiment prêtes. Sur 10 rendez-vous, on peut n’en convertir que 3 ou 4 — mais avec un taux de closing proche de 100%, parce qu’on a bien sélectionné.
  • La présentation personnalisée (l’argumentaire, la négociation, la bascule…) : on ne présente pas son offre, on présente la solution qui correspond exactement à la personne. « On lui présente le bébé qui lui ressemble. »
  • Le droit de dire non : Murielle raconte avoir refusé une cliente au profil financier parfait, mais dont le comportement (4 coachings précédents, tous critiqués) était un signal d’alarme. Savoir dire non, c’est protéger la qualité de son portefeuille client et sa propre énergie.

Sur le prix, sa position rejoint celle de Céline mais va plus loin : le prix ne se justifie pas, il s’incarne. Il doit faire l’objet d’une vraie réflexion stratégique — par rapport au marché, à ses différentes offres, à son positionnement. Et si le prix vous gêne intérieurement, cela se verra. Il faut donc travailler son rapport à l’argent, la conscience de sa valeur… autant que ses techniques de vente.

En conclusion, pour Murielle, la vente est un acte de leadership et de responsabilité.

Ce n’est pas subir, c’est créer. Ce n’est est pas mendier, c’est apporter une solution à une douleur réelle. Et lorsqu’une femme comprend ça, non seulement elle vend mieux, mais elle se révèle elle-même.

 

Les opinions exprimées par les auteurs de vidéos, d’articles académiques ou non académiques, de blogs, de livres académiques ou d’essais (« le matériel ») sont celles de l’auteur ou des auteurs ; elles n’engagent pas les membres du Global Wo.Men Hub, qui, entre eux, ne pensent pas nécessairement de la même manière. En parrainant la publication de ce matériel, le Global Wo.Men Hub estime qu’il contribue à des débats sociaux utiles. En tant que tel, ce matériel peut être publié en réponse à d’autres.

 

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