Virilité ou masculinité ? L’usage des concepts et leur portée théorique dans les analyses scientifiques des mondes masculins

by | Jul 18, 2023 | 0 comments

Les masculinity studies naissent à la fin des années 1980 en réaction à des approches “essentialisantes” autour du masculin développées jusqu’alors en sociologie (ainsi que dans la majorité des sciences sociales) et proposent un renouvellement des cadres d’analyse autour de la catégorie sociale des hommes. On note en effet deux tendances générales au sein des études sur les hommes : la première, issue du féminisme est celle d’envisager ceux-ci comme une « masse uniforme de dominants » (Clément, 2014, p. 14), la seconde plus répandue en sociologie, anthropologie ou en histoire est celle d’associer la masculinité à une identité virile. L’auteure de l’article porpose une vision critique autour de la confusion des concepts de « virilité » et de « masculinité », qui serait, d’après elle de type esentialiste, pour proposer l’idée que cette confusion influencerait non seulement les représentations et les pratiques sociales, mais également les recherches universitaires. Il tente de démontrer que la perméabilité des deux termes essentialise la masculinité et entretient implicitement l’idée d’une hiérarchie entre les genres.

Après la lecture de l’article, Christine Marlet, essayiste, s’interroge sur l’opportunité de parler de confusion des concepts virilité-masculinité.  Si ces derniers sont considérés comme produit d’un processus et construit, il est alors compréhensible que virilité et masculinité puisse être déconstruit pour aplanir les différences entre homme et femme. Si ces concepts de virilités-masculinité sont la base de l’édifice, i;e., la nature humaine sexuée homme ou femme qui possède des caractéristiques propre à l’homme et à la femme, alors, les deux concepts peuvent se marier, la virilité étant inclue dans la masculinité sans l’épuiser. Etant donné que l’éducation ou selon les primes de certains, la construction est essentiellement présente chez les êtres humains, la masculinité incluant la virilité doit être nuancée car les caractéristiques propre à l’homme sont également présents chez la femme toute proportions gardées. La vertu de force incluse dans la virilité appartient aux sexes, mais pas la force physique qui elle peut être compensée par des techniques d’arts martiaux ou la technologie des armes.

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Masculinity studies emerged at the end of the 1980s as a reaction to the ‘essentializing’ approaches to the masculine developed up to that point in sociology (as well as in most social sciences) and proposed a renewal of the frameworks of analysis around the social category of men. There are in fact two general trends in studies of men: the first, stemming from feminism, is to see men as a ‘uniform mass of dominants’ (Clément, 2014, p. 14), while the second, more widespread in sociology, anthropology and history, is to associate masculinity with a virile identity. The author of this article takes a critical view of the confusion between the concepts of ‘virility’ and ‘masculinity’, which she believes to be esentialist, and proposes the idea that this confusion influences not only social representations and practices, but also academic research. He attempts to demonstrate that the permeability of the two terms essentializes masculinity and implicitly sustains the idea of a hierarchy between the genders.

After reading the article, essayist Christine Marlet wonders whether it is appropriate to talk about the confusion of the concepts of virility and masculinity. If they are seen as the product of a process and a construct, then it is understandable that virility and masculinity can be deconstructed to smooth out the differences between men and women. If these concepts of masculinity-masculinity are the basis of the edifice, i.e., the gendered human nature of man or woman that possesses characteristics specific to men and women, then the two concepts can be married, with virilityy being included in, but not exhausted by, masculinity. Given that upbringing, or according to some people’s prisms, construction, is essentially present in human beings, masculinity including virility must be nuanced because the characteristics specific to men are also present in women, all things being equal. The virtue of strength included in virility belongs to both gender, but not physical strength, which can be compensated for by martial arts techniques or weapons technology.

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