Intelligence artificielle et relations amoureuses : 1 jeune adulte sur 4 pense que les robots de l’IA pourraient remplacer les relations amoureuses réelles
Intelligence artificielle et relations amoureuses : 1 jeune adulte sur 4 pense que les partenaires de l’IA pourraient remplacer les relations amoureuses réelles
En résumé, les résultats de cette enquête suggèrent que même si la majorité des membres de la génération Z et des milléniaux ne sont pas encore à l’aise avec la perspective d’un ami ou d’un partenaire romantique de l’IA, une part beaucoup plus importante (25 %) pense que l’IA pourrait remplacer les relations romantiques dans la vie réelle à l’avenir. Une part importante de la population est également incertaine, ce qui signifie que nous ne sommes peut-être qu’au début d’un phénomène social de plus grande ampleur. Les jeunes adultes qui passent plus de temps en ligne pendant leur temps libre sont plus susceptibles d’être ouverts aux compagnons IA en général. En outre, les jeunes adultes qui consomment beaucoup de porno constituent le groupe le plus ouvert à l’idée d’avoir une petite amie ou un petit ami IA, ainsi qu’une amitié IA.
La façon dont les jeunes adultes perçoivent les effets futurs de l’IA sur la société est apparemment marquée par un clivage entre les classes sociales. Les jeunes adultes moins bien lotis et moins instruits sont plus susceptibles de considérer la technologie de l’IA comme une force destructrice pour la société. Toutefois, lorsqu’il s’agit de l’idée d’une romance avec l’IA, ces jeunes adultes sont plus ouverts à l’idée que ceux qui ont fait des études supérieures ou qui ont des revenus plus élevés.
Le fait que 1 % des jeunes adultes américains interrogés dans le cadre de l’enquête déclarent avoir un ami IA est significatif, car il marque le début d’un changement profond dans la manière dont nous sommes en relation les uns avec les autres : d’un monde où les humains se connectent et forment des liens romantiques les uns avec les autres à un monde dans lequel les humains s’engagent romantiquement avec des machines. La plus grande ouverture aux relations avec l’IA chez les personnes souffrant d’une addiction à la pornographie peut sembler évidente, voire révélatrice, à certains lecteurs. Mais la réaction complexe des Américains à faible revenu à l’égard de l’IA soulève certainement des questions importantes et urgentes. Est-elle liée au déclin du mariage chez les Américains à faibles revenus et moins éduqués, qui pourraient se sentir obligés d’être plus ouverts aux relations amoureuses avec l’IA, mais qui en craignent aussi naturellement les conséquences ? Cela pourrait-il accentuer le fossé entre les classes dans le mariage et la vie de famille, où les relations romantiques entre humains et robots seront stratifiées en fonction des revenus ? Ce sont là des questions qu’il convient d’étudier et d’explorer plus avant.
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